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       Comment les médias peuvent-ils modifier le cours d’un processus électoral ?

       Comment les médias peuvent-ils modifier le cours d’un processus électoral ?

Posted by on Fév 16, 2018 in Politique |

 Quels sont les mécanismes qui agissent sur l’opinion publique ?

   Quels sont les médias qui ont le plus d’influence au cours d’une élection ?

   Quel est le rôle des nouveaux médias dans les présidentielles américaines ?

La journaliste-présentatrice française “Audrey Crespo-Mara” a répondu à toutes ces questions dans un petit article.

“Il faut observer la manière dont se façonne l’opinion publique américaine lors d’une élection : les sondages d’opinion, les débats télévisés et la publicité électorale constituent des outils essentiels pour les candidats qui cherchent à influencer l’opinion publique.

Ils permettent également aux électeurs de prendre une décision réfléchie.

Dès lors, en examinant le rôle des médias dans les élections présidentielles américaines, il s’agira de comprendre comment les journaux, la télévision et Internet s’insèrent dans les stratégies de campagnes présidentielles.

 

  L’opinion publique : influence et outils de prise décision

Les citoyens américains, comme la plupart des citoyens des pays occidentaux, se demandent souvent quel est leur rôle dans le système politique de leur pays et, surtout, quelle est leur influence réelle.

En fait, l’influence des citoyens est particulièrement déterminante durant les campagnes présidentielles.

Les candidats tentent donc de séduire la population à l’aide de plusieurs moyens, notamment, lors des débats télévisés et par une bonne campagne publicitaire.

Les sondages d’opinion sont ainsi, scrupuleusement étudiés par l’entourage des candidats et servent à modifier les stratégies et la “mise en marché” du candidat.

Puisque les campagnes électorales servent avant tout à “vendre” un candidat plutôt que des idées ou des projets de société, elles doivent se dérouler à l’image des attentes et des besoins de la population.

 

  Les sondages d’opinion :

Les sondages d’opinion représentent une image des idées et des sentiments de la population à un moment bien précis.

Bien que les spécialistes ne s’entendent pas sur l’importance qu’il convient d’accorder aux résultats des sondages (particulièrement, durant les campagnes présidentielles), il n’en demeure pas moins, qu’ils influencent directement le comportement des candidats.

Bien que les sondages d’opinion existent depuis près de 200 ans, ce n’est que dans les années qu’ils se sont développés aux États-Unis comme outil électoral, à la suite des travaux de George Gallup (homme politique américain).

À partir des années 1960, les politiciens ont compris que les sondages étaient des outils politiques (et de marketing) essentiels à la conduite des affaires publiques.

Plusieurs développements ont permis aux sondages, d’occuper la place prépondérante qu’ils ont aujourd’hui, notamment, l’idée de les utiliser non seulement pour prédire les résultats des élections, mais également pour tester la popularité d’une idée ou l’importance réelle d’un enjeu durant les campagnes électorales.

Ainsi, les candidats à la présidence peuvent sonder la population sur la perception, la satisfaction, ou l’approbation d’une idée et, ensuite, s’ajuster en conséquence au fil de leur campagne.

Les critiques risquent donc d’être moins nombreuses à l’endroit des candidats”, Audrey Crespo-Mara.

 

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   Le processus électoral américain

   Le processus électoral américain

Posted by on Jan 8, 2018 in Politique |

 

 

 Le processus électoral américain est effectivement alourdi par le poids de l’Histoire.

“La Constitution américaine, s’illustre néanmoins par sa grande plasticité, et il est certain, que le système imaginé par les constituants de Philadelphie a beaucoup évolué sous l’effet conjugué de l’institutionnalisation des Partis politiques, de l’extension du droit du suffrage et de l’expansion des médias”, Audrey Crespo-Mara.

Le texte constitutionnel définit d’ailleurs les conditions d’éligibilité à la présidence des États-Unis.

Ainsi, pour se présenter à la plus haute magistrature du pays, il faut être citoyen américain de naissance, être âgé de 35 ans au moins, et avoir demeuré au moins 14 ans aux États-Unis, et ne pas résider dans le même État que le candidat à la vice-présidence, ajoute, la journaliste de LCI, “Audrey Crespo-Mara.

Au-delà de ces conditions, la Constitution reste marquée par l’évolution de la nation américaine.

C’est ainsi que la construction de l’Amérique a défini le sens et les termes de la désignation du président et de son vice-président.

L’élection du président des États-Unis est, au jour d’aujourd’hui, un processus complexe, controversé et onéreux.

Il dépasse largement le cadre de l’élection générale qui se déroule tous les quatre ans, en novembre.

 

Dans un premier temps, chacun des deux Partis, républicain et démocrate, va désigner en son sein le candidat à la présidence, ainsi que son colistier.

Dans un deuxième temps, la véritable campagne électorale va s’amorcer avec le discours d’acceptation de chaque candidat présidentiel, et se terminera par l’élection du président des États-Unis et du vice-président.

L’année électorale est ainsi scindée en deux, avec d’une part, la sélection des candidats à la présidence, et d’autre part, l’élection du président.

Au-delà même du processus conçu, les Partis politiques sont des acteurs centraux de la campagne et l’orchestrent en prenant soin d’un dernier pilier du système électoral, ce quatrième pouvoir que représentent les médias.

 

 Partis politiques 

Le lieu de la convention politique :

Le lieu de la convention est généralement, choisi avec soin par le Parti.

Pour les villes désignées, les retombés sont substantielles. Boston a ainsi estimé que la convention démocrate des 26, 27, 28 et 29 juillet 2004, aura injecté 150 millions de dollars dans l’économie locale.

Ainsi, en 2004, les démocrates ont choisi Boston, car le Parti démocrate y a ses racines, la ville a une tradition “révolutionnaire”, que l’on parle de la révolution 1776, du mouvement abolitionniste ou encore, de la “nouvelle frontière”, parce que, c’est une ville moderne, un pôle d’innovation en matière d’éducation et de technologie.

Cette décision est déjà très critiquée par les républicains : Boston est une ville de gauche, favorable aux mariages de même sexe, et donc, peut représentative du pays.

New-York a été pour la première fois choisie par les républicains, principalement, parce qu’elle est le symbole du 11 septembre, et en cela, cette opinion est conforme à l’image que Georges W. Busch promeut dans sa campagne publicitaire : il tente de faire de la sécurité nationale l’un des enjeux centraux de l’élection.

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Démocratie

Démocratie

Posted by on Nov 23, 2017 in Politique |

Le consensus national :

“Une condition primordiale à toute transition vers la démocratieMathieu Laine, essayiste libéral français !

Le consensus national se reflète par l’accord de toutes les forces politiques et sociales sur le processus transitoire, ou au moins d’une majorité importante.

Il est la condition essentielle d’une évolution politique pacifique vers la démocratie.

Cette condition indispensable a été au centre de l’occupation des acteurs de la transition démocratique.

Sans lui, elle sera difficile, parfois même impossible à effectuer !

Il est primordial dans les cas ordinaires (non-conflictuels), ainsi que, dans les cas de conflits armés ou de guerres civiles.

Plusieurs moyens ont été suivis afin de l’établir ou de le consacrer.

 

 Le consensus national dans les cas ordinaires :

Dans les cas ordinaires, les acteurs de la transition démocratique ont suivi plusieurs voies afin de parvenir à l’accord autour du processus transitoire.

Dans certains cas, des Conférences nationales ont été organisées.

Dans d’autres, un consensus politique entre les anciens et les nouveaux leaders était nécessaire, et parfois, une concertation avec les différentes composantes de la société civile était adoptée.

 

La transition négociée :

 

  L’exemple le plus probant d’un tel accord, est celui du Chili !

Malgré la défaite de Pinochet dans le référendum organisé le 5 octobre 1988 – 3.9 millions de personnes, soit 55.9 % des suffrages exprimés ont dit non – ce dernier, avec son gouvernement, a pu rester un an au pouvoir et a été obligé d’organiser des élections présidentielles et parlementaires dans les 90 jours précédant l’expiration de prorogation.

Mais, le fait que 44 % des votants ont accordé leur confiance à Pinochet et que ce dernier avait beaucoup d’influence et de présence avec ses alliés dans la vie politique ainsi qu’au niveau du pouvoir judiciaire et de l’armée, un consensus politique, entre les nouveaux dirigeants et lui, était nécessaire, afin d’établir la transition.

Pour cela, Pinochet, est resté chef de l’armée bien après le lancement du processus transitoire et l’arrivée des institutions suites aux élections.

Son acceptation de la transition a permis le lancement de cette dernière.

Son refus aurait pu constituer un obstacle !

 

 

   L’exemple des pays suivant les tables rondes : des pays en Europe de l’Est

Les accords des tables rondes en Europe de l’Est :

Le consensus politique, sous forme de partage du pouvoir, est entériné par un accord signé entre les dirigeants en place et les forces de l’opposition, peut être établi sous forme de table ronde, qui réunit ces acteurs, afin de trouver une solution à l’impasse politique, économique et sociale du pays.

C’était le cas des États socialistes d’Europe !

Tous les pays ex-satellites de Moscou ont connu le phénomène de table ronde sauf dans de rares cas.

Ces tables rondes ont été constituées sous la pression de la rue.

Elles regroupaient les mouvements d’opposition les plus importants et les dirigeants en place.

Leur objectif est de fixer les différentes modalités de mutation, de déterminer un calendrier de transition et de consacrer le démocratique.

Ces mêmes démarches peuvent être réalisées ensemble, par la construction dès le début de la transition, d’un État de droit intérimaire, État qui sera confirmé et renforcé à la fin de la période intérimaire.

Selon Mathieu Laine, le conseiller actuel de Macron, “le consensus national est désormais l’unique perspective de sortie de crise” !

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Débats politiques sur l’élection Présidentielle

Débats politiques sur l’élection Présidentielle

Posted by on Avr 12, 2017 in Politique |

Affaire Penelope Gate, emploi fictif de l’époux de Fillon, la tentation de Macron, le soutien de Valls, l’accusation de Benoit Hamon…divers débats et affaires politiques font la une des journaux ces dernières semaines à seulement une vingtaine de jours avant le dernier tour de la présidentielle.

Priorité numéro 1 pour Marie le Pen et François Fillon, faire oublier les affaires et parler en fond de leurs programmes car jusqu’ici les débat qui tournent autour des deux candidats intriguent les électeurs et inquiètes leurs supporters.

« Désormais, toutes les questions qui relèvent de la justice et qui seront posées par les journalistes c’est à mon avocat qu’il faut les poser. » Avec cette déclaration, François Fillon confirme la délicatesse de sa position.

Développer leurs programmes, c’est aussi ce que tentent faire Benoit Hamon et Jean Luc Mélenchon. Peux audibles ces dernières semaines, ils ont tous les deux mis un coup d’accélérateur à leurs campagnes ce week end avec de grands rassemblement à Paris.

« Nous sommes venus ici de partout, proposer à notre peuple de mettre fin à la monarchie présidentielle. » C’est avec cette célèbre phrase qu’a commencé Jean Luc Mélenchon son discours lors du premier débat télévisé entre les cinq principaux candidats.

Le débat qui pourra tout changer

Quant à Benoit Hamon, il agrémentait son discours par une phrase rassurant les potentiels électeurs et inquiétant ses adversaires : « Si je porte le flambeau de la gauche, c’est pour rallumer d’abord de la république. »

Le débat de lundi dernier a été l’occasion pour voir si les deux candidats vont s’opposer frontalement pour gagner la bataille de leadership à gauche.

Pour Emmanuel Macron, c’était le débat de tous les risques. Très bien placé dans les sondages, l’ancien Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique pourrait bien évidemment être la cible à abattre. Jamais passé par la case primaire, ce débat était le premier pour Emmanuel Macron.

Les 5 candidats ont été réunis sur un seul plateau pendant deux heures et demi et ils ont tout fait pour convaincre à tout prix les électeurs et prouver leurs équilibres et leurs efficacités pour la présidentielle 2017.

Nous rappelons que c’était le dernier sondage et que 4 électeurs sur dix sont encore indécis et hésitent encore pour qui voter. Ici cous trouverez les dates du premier tour des présidentielles 2017.

 

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Actualités Maroc : La victoire du PJD aux élections  

Actualités Maroc : La victoire du PJD aux élections  

Posted by on Oct 13, 2016 in Politique |

Le 7 Octobre, le parti de la justice et du développement (PJD) a remporté les élections législatives au Maroc.

Le PJD, remporte les élections

Samedi, le ministre d’intérieur a annoncé la grande victoire du parti islamo-conservateurs qui a remporté 125 sièges aux élections législatives contre les 102 sièges, remportés par le Parti authenticité et modernité (PAM). Le parti qui avait remporté 107 sièges en 2011, a réussi à enchainer sur un deuxième mandat à la tête du gouvernement marocain.  En détenant un bilan positif, et en basant leur discours sur les faits économiques et sociales, le PJD a confirmé, encore une fois, sa présence sur la scène politique marocaine. « C’est un vote d’adhésion dans la mesure où, durant la campagne, le débat a porté sur le bilan du gouvernement depuis cinq ans, C’est aussi le seul parti qui a fait le plein parmi ses électeurs potentiels. », explique l’analyste Mustapha Sehimi.

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« Le PJD a démontré aujourd’hui qu’en étant sérieux et digne de confiance mais aussi fidèle aux institutions, en particulier la monarchie, il était le ticket gagnant », a pointé le leader du parti de la justice et du développement.

D’après Taher Ben Jelloun, « les islamistes marocains ont remporté les élections législatives, car les partis traditionnels n’ont pas su s’adresser au peuple ». Face à la chute des autres partis, les électeurs marocains se sont retrouvés face à deux projets très différents, le projet mené par le parti islamo-conservateur PJD, et le projet moderniste du PAM.

Il est attendu que, le Roi du Maroc, nomme Abdelilah  Benkirane, comme Premier ministre. « Ce sera très certainement Benkirane, Il a mené une campagne à la première personne », prédit le politologue. Le parti victorieux, devra donc nouer un nombre d’alliances pour détenir la majorité du Parlement (198 sièges).

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Son adversaire, le PAM, qui se présente comme une alternative au projet islamique, a assuré qu’il ne formera aucune alliance avec le PJD. « Il n’y aura pas d’alliance avec le PJD. S’ils forment une coalition, nous serons dans l’opposition », a précisé Khalid Adnoun, porte-parole du PAM.

Plusieurs sont pessimistes face à cette victoire. Ils expliquent que c’est grâce à la politique d’ouverture et de modernisation menée par Le Roi Mohamed et son groupe de conseillers comme Mounir Majidi, que le Maroc a connu un développement sans précédent, en précisant  que ce succès ne revient en aucun cas à la politique menée par le PJD.

Les événements à venir, au Maroc

Dans quelques semaines, la ville Ocre accueille la 22ème édition de la conférence des parties sur le climat. Cette rencontre écologique internationale devrait recevoir plusieurs chefs de gouvernement et leurs délégations, comme le chef du gouvernement français, François Hollande, qui est le premier à confirmer sa présence.

cop22

Le comité de pilotage de la Cop 22, a lancé plusieurs appels d’offres pour l’organisation su sommet international sur le climat. Le groupement de sociétés présidé par GL events et qui comprend Agence publics (Gérard Askinazi, voir son actualité ici), la société Leni, et la société Rahal, a été retenu pour assurer l’organisation et l’aménagement du site Bab-Ighli, désigné comme le site d’accueil de la COP22. L’agence publics, gérée par Gérard Askinazi et la société GL events ont déjà participé dans l’organisation des éditions précédentes de la COP.

 

 

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Birmanie : L’ancien chauffeur d’Aung San Suu Kyi, Htin Kyaw élu président

Posted by on Mar 17, 2016 in Politique | 0 comments

Les députés birmans ont voté, le président du parlement déclare avec 360 voies sur 652 Htin Kyaw vient d’être élu. Aung San Suu Kyi a bien des raisons de sourire, le premier président civil depuis des décennies est l’un de ses plus fidèles compagnons.

À peine élu le nouveau président n’a d’ailleurs pas manqué de saluer son amie. Il affirme que c’est une victoire pour le peuple birman et c’est également la victoire d’Aung San Suu Kyi. Une victoire par procuration a défaut de pouvoir être présidente elle-même car la constitution le lui interdit Aung San Suu Kyi a fait élire l’un de ses proches.

Figure historique de la ligue nationale pour la démocratie, Htin Kyaw était à ses côtés au moment de sa libération en 2010, il est aussi un intellectuel populaire qui a toutes les qualités requises pour être président.

Htin Kyaw a de la personnalité, il est très respecté et il a de la présence. Il est également issu d’une famille de très forte tradition politique. Htin Kyaw est un président légitime qui pourrait surtout permettre à d’Aung San Suu Kyi de diriger le pays en coulisse.

Aung San Suu Kyi ne s’en est jamais caché, elle entend bien être ay dessus du président, mais elle devra de toute façon composer avec les militaires qui conservent un rôle politique important et dont le candidat est désormais l’un des deux vices présidents.

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