Posted by on Mar 22, 2018 in Société |

 

 

Depuis la fin du XXe siècle, de profondes mutations ont eu lieu dans le secteur global des télécommunications.

 

   Une mutation d’ordre réglementaire :

Engagées depuis maintenant une douzaine d’années, les mutations des télécommunications nous apparaissent désormais sous des formes aisément identifiables.

Elles nous semblent d’autant plus faciles à appréhender qu’inspirées dès l’origine par la situation nord-américaine, elles ont donné régulièrement à la production de textes par les instances européennes (directives et prescriptions diverses) qui, avec insistance, ont rappelé les orientations stratégiques qu’il convenait de poursuivre.

Ce qui était prescription est devenu norme ; et il est assez largement admis (pour l’instant, ceux qui résistent à l’imposition de cette norme nouvelle se trouvent être surtout des personnels de l’opérateur public des télécommunications) qu’il convenait de déréglementer le secteur de façon à permettre à des capitaux privés de pouvoir se placer et d’inciter à la concurrence.

 

En bref, la plupart des observateurs et des analystes identifient l’évolution en cours à :

– L’ouverture aux capitaux privés (soit au sein de l’opérateur public partiellement privatisé et dont le capital reste cependant majoritairement public, soit au sein des sociétés nouvellement constituées) ;

– L’émergence de la concurrence (une concurrence qui se limitera du reste à quelques groupes nationaux ou transnationaux, peu soucieux a priori de laisser la place à quelques nouveaux venus choisissant une stratégie de “créneaux”) ;

– La remise en cause d’acquis du service public (auquel les directives de l’Union européenne préfèrent substituer la notion de “service universel”, aussi imprécise que contestable) ;

– La tendance à la “marchandisation” des services offerts (qui se traduit avant tout par la recherche d’une certaine “vérité des prix”, c’est à dire par la préoccupation de faire payer les communications à partir de critères d’ordre commercial).

 

On n’a pas tort de faire correspondre à la déréglementation, l’ouverture au capital privé + la concurrence + la remise en cause du service public + la mise sur le marché des télécommunications.

Et ce sont bien ces “formes” prises par la déréglementation qui éclairent aussi bien les mesures et décisions politico-administratives d’une part, les critiques, les contestations et les mouvements revendicatifs d’autre part.

 

  Télécommunication : le marché poursuit-il sa mutation ?

Les mutations des télécommunications (et au-delà d’elles, celles du secteur de la communication) sont loin d’être achevées, et il n’est pas sûr qu’elles puissent se résumer aux caractérisations que nous venons de rappeler.

D’où viennent-elles ? Où risquent-elles de nous conduire ? Il n’est peut-être pas trop tard pour tenter de mettre à jour certains des mouvements de longue durée dans lesquelles s’insèrent les mutations précitées et qui donnent un éclairage, non pas différent, mais moins conjoncturel aux stratégies des acteurs dominants, publics et privés.

 

En suivant toutes ces stratégies, Paritel a pu obtenir des résultats d’exploitation fort confortables.

Paritel, opérateur télécom pro, est parmi les plus confortables des entreprises présentes sur la place boursière de Paris.

En améliorant ses services, cet opérateur a battu tous les records face à ses concurrents (SFR, Bouygues télécom, Free…), et a pu satisfaire les demandes de ses clients.

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