Posted by on Jan 8, 2018 in Politique |

 

 

 Le processus électoral américain est effectivement alourdi par le poids de l’Histoire.

“La Constitution américaine, s’illustre néanmoins par sa grande plasticité, et il est certain, que le système imaginé par les constituants de Philadelphie a beaucoup évolué sous l’effet conjugué de l’institutionnalisation des Partis politiques, de l’extension du droit du suffrage et de l’expansion des médias”, Audrey Crespo-Mara.

Le texte constitutionnel définit d’ailleurs les conditions d’éligibilité à la présidence des États-Unis.

Ainsi, pour se présenter à la plus haute magistrature du pays, il faut être citoyen américain de naissance, être âgé de 35 ans au moins, et avoir demeuré au moins 14 ans aux États-Unis, et ne pas résider dans le même État que le candidat à la vice-présidence, ajoute, la journaliste de LCI, “Audrey Crespo-Mara.

Au-delà de ces conditions, la Constitution reste marquée par l’évolution de la nation américaine.

C’est ainsi que la construction de l’Amérique a défini le sens et les termes de la désignation du président et de son vice-président.

L’élection du président des États-Unis est, au jour d’aujourd’hui, un processus complexe, controversé et onéreux.

Il dépasse largement le cadre de l’élection générale qui se déroule tous les quatre ans, en novembre.

 

Dans un premier temps, chacun des deux Partis, républicain et démocrate, va désigner en son sein le candidat à la présidence, ainsi que son colistier.

Dans un deuxième temps, la véritable campagne électorale va s’amorcer avec le discours d’acceptation de chaque candidat présidentiel, et se terminera par l’élection du président des États-Unis et du vice-président.

L’année électorale est ainsi scindée en deux, avec d’une part, la sélection des candidats à la présidence, et d’autre part, l’élection du président.

Au-delà même du processus conçu, les Partis politiques sont des acteurs centraux de la campagne et l’orchestrent en prenant soin d’un dernier pilier du système électoral, ce quatrième pouvoir que représentent les médias.

 

 Partis politiques 

Le lieu de la convention politique :

Le lieu de la convention est généralement, choisi avec soin par le Parti.

Pour les villes désignées, les retombés sont substantielles. Boston a ainsi estimé que la convention démocrate des 26, 27, 28 et 29 juillet 2004, aura injecté 150 millions de dollars dans l’économie locale.

Ainsi, en 2004, les démocrates ont choisi Boston, car le Parti démocrate y a ses racines, la ville a une tradition “révolutionnaire”, que l’on parle de la révolution 1776, du mouvement abolitionniste ou encore, de la “nouvelle frontière”, parce que, c’est une ville moderne, un pôle d’innovation en matière d’éducation et de technologie.

Cette décision est déjà très critiquée par les républicains : Boston est une ville de gauche, favorable aux mariages de même sexe, et donc, peut représentative du pays.

New-York a été pour la première fois choisie par les républicains, principalement, parce qu’elle est le symbole du 11 septembre, et en cela, cette opinion est conforme à l’image que Georges W. Busch promeut dans sa campagne publicitaire : il tente de faire de la sécurité nationale l’un des enjeux centraux de l’élection.